Mini-revues, un instrument à la fois — classées par ordre alphabétique.
« La basse, ça ne sert à rien, on ne l'entend même pas. » Si vous êtes bassiste, vous avez sûrement déjà entendu cette phrase. Et pourtant, rien n'est plus faux : sans basse, un groupe perd tout simplement ses fondations.
Avec la batterie, la basse forme le squelette rythmique d'un morceau. C'est elle qui marque les temps forts et qui donne aux autres instruments, comme les guitares, un repère solide pour se caler.
Mais qu'est-ce que c'est exactement, une basse ? C'est un peu la grande sœur de la guitare électrique, parfois confondue avec cette dernière : même principe, mais en version plus grave. Elle a généralement 4 cordes, parfois 5 ou même 6 pour les plus aventureux. Son manche peut être « fretté » (avec des barrettes qui indiquent où poser les doigts pour jouer juste) ou « fretless » (sans repère, pour un jeu plus libre mais plus technique). Sa taille peut également varier , les modèles à manche court étant plus faciles à transporter.
On doit son invention à l'Américain Paul Tutmarc, dans les années 1930. L'idée de départ est de remplacer la contrebasse, un peu trop volumineuse sur les scènes de jazz et de blues. Mais c'est Léo Fender qui va vraiment la démocratiser, avec la première basse produite en série, la Precision Bass, pensée pour un jeu précis grâce à ses frettes. Quelques années plus tard, il sort la Jazz Bass, avec un manche plus fin pour plus de confort.
Contrairement à son image d'instrument de l'ombre, la basse a aussi ses stars : Paul McCartney (Beatles), Krist Novoselic (Nirvana) ou John McVie (Fleetwood Mac) en sont de parfaits exemples. Elle peut même devenir le fil mélodique d'une chanson, comme sur l'intro de I Love You de Fontaines D.C., ou sur Billie Jean de Michael Jackson, où c'est elle qui porte littéralement tout le morceau.
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